Un journaliste suscite le débat sur la liberté de la presse

ACCRA – Le rédacteur en chef d’un journal ghanéen a été libéré jeudi après avoir passé dix jours en prison sur ordre de la cour suprême parce qu’il avait critiqué la façon dont celle-ci gère la contestation du résultat de la dernière présidentielle.
Ken Kuranchie, rédacteur en chef du quotidien Daily Searchlight, a quitté la prison de Nsawam, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Accra, jeudi matin, selon le porte-parole des prisons Francis Agyirey-Kwakye.

 

La cour suprême avait déclaré M. Kuranchie coupable d’outrage criminel la semaine dernière et l’avait condamné à 10 jours d’emprisonnement, un fait inhabituel dans un pays réputé pour avoir l’une des presses les plus libres du continent.
Sa détention a fait débat au Ghana sur la liberté d’expression, inscrite dans la constitution. Pour les partisans de son emprisonnement, des critiques trop sévères sur la justice peuvent mener à des violences quand il s’agit des élections présidentielles, un sujet sensible.
Le NPP (Nouveau parti patriotique, opposition) a contesté les résultats de l’élection présidentielle de 2012, considérant que le scrutin qui a mené à la victoire du président John Dramani Mahama comportait des irrégularités et que son candidat, Nana Akufo-Ado, en est le véritable vainqueur. Cette affaire a été très suivie par les médias, les délibérés de la cour étant diffusés en direct à la télévision et à la radio.
Sammi Awuku, un porte-parole du NPP, a été mis à la porte de la salle d’audience en juin par des juges énervés par ses critiques. M. Kuranchie a alors publié un éditorial blâmant les juges pour avoir fait sortir M. Awuku. Le journaliste a été convoqué devant la cour puis envoyé en prison après avoir refusé de s’excuser. Un porte-parole du NDC (Congrès démocratique national, au pouvoir) a aussi écopé de trois jours de prison pour des propos qu’il a tenus.
Tous deux ont été envoyés en prison pour avoir scandalisé la cour, une offense prise en compte par la loi sur l’outrage criminel, selon Kwame Karikari, directeur de la fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest, un groupe de réflexion basé à Accra.
Reporters sans frontières avait pourtant classé le Ghana comme le 3ème pays d’Afrique en termes de liberté de la presse, derrière la Namibie et le Cap Vert.

 

Le Ghana, un pays de 25 millions d’habitants, est considéré comme un exemple de démocratie et de stabilité en Afrique de l’Ouest, mais selon l’opposition, la dernière présidentielle remet en cause cette réputation.

 

Afrique : des femmes obligées de payer 4 euros par cri durant l’accouchement Pour en savoir plus : Afrique : des femmes obligées de payer 4 euros par cri durant l’accouchement – Magicmaman.com

Une amende pour chaque cri de douleur poussé pendant l’accouchement, c’est que qu’imposeraient certains hôpitaux du Zimbabwe aux femmes venues mettre leur bébé au monde ! C’est tout du moins ce qu’affirme l’ONG Transparency International, qui dénonce cette pratique scandaleuse dans son rapport 2013 sur la corruption, adressé au gouvernement du Zimbabwe. En effet, d’après l’ONG, à chaque cri de douleur poussé pendant leur accouchement, les futures mamans seraient dans l’obligation de payer 4 euros (5 dollars), comme le rapporte le Washington Post.

Une taxe pour fausse alerte
A chaque cri de douleur au cours de l’accouchement, la future mère serait donc taxée de 4 euros. La raison d’une telle amende ? Chaque éclat de voix non justifié déclencherait une fausse alerte et mobiliserait le personnel, entrainant un coût dont l’hôpital estime qu’il incombe aux patientes. Une justification qui dissimule mal la volonté d’abuser de ces femmes en souffrance. Pire encore, les femmes ne pouvant s’acquitter de leur dette seraient parfois retenues en otage. Et ce, jusqu’au paiement par un membre de leur famille d’une somme qui augmente chaque jour puisque s’y ajoutent progressivement des intérêts et des frais d’hospitalisation. Mais ce n’est pas tout : les femmes sont en plus taxées de 50 euros de frais de procédure pour chaque accouchement. Un coût final énorme pour les habitants de ce pays où le salaire moyen par mois s’élève à 150 euros.

8 femmes décèdent chaque jour des suites de leur accouchement
Résultat : pour échapper à cette extorsion, bon nombre de femmes décideraient d’accoucher à domicile, aidées de leur entourage et donc sans suivi médical. Résultats : au Zimbabwe, 8 femmes décèdent chaque jour des suites de leur accouchement. Néanmoins, le rapport de l’ONG semble avoir quelque peu porté ses fruits :  depuis la communication de l’enquête au gouvernement, plus aucune plainte n’a été recensée à propos de cette taxe immorale.

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l’Algérie, un pays où il ne fait pas bon vivre quand on est une femme

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l’Algérie, un pays où il ne fait pas bon vivre quand on est une femme trans trans

L’Algérie est un pays où il ne fait pas bon vivre quand on est une femme. Le rapport Gender Gap 2012 publié récemment par le Forum économique mondial dépeint une situation catastrophique de la condition féminine en Algérie.

Sur 135 pays étudiés, l’Algérie figure ainsi à la – peu enviable –  120e place, talonnant  l’Ethiopie, le Bénin, l’Iran et le Mali.
L’étude, coordonnée par Ricardo Hausmann de l’université de Harvard, Laura Tyson de l’université de Californie et Saâdia Zahidi du Forum économique mondial, mesure l’écart entre hommes et femmes à travers quatre piliers  : la place de la femme dans le marché du travail (pourcentage des femmes dans les postes de responsabilité), la santé et l’espérance de vie, le niveau d’éducation et de scolarité ainsi que le nombre de femmes occupant des fonctions  politiques.

Notre pays affiche ainsi un bulletin de notes désastreux,  figurant à la 131e position pour ce qui est des opportunités de travail, à la 103e place pour l’éducation des filles, au 108e rang pour ce qui est de la santé et à la 57e place en matière de participation politique. Cette année, les rédacteurs du rapport ont pris en compte l’augmentation du nombre de femmes au Parlement, passant de 8 à 32%. Les femmes algériennes disposent, par ailleurs, d’après l’étude du Forum économique mondial de salaires moyens. Malgré cela, les choses semblent aller en s’aggravant. L’Algérie perd chaque année des points, passant de la 97e place en 2006 à la 11e position en 2008 puis à la 117e en 2011…

Dans le Monde arabe, les femmes des Emirats arabes unis, du Koweït, du Bahreïn, du Qatar et de Mauritanie sont relativement mieux loties que les Algériennes, les Jordaniennes, les Saoudiennes, les Syriennes et les Yéménites.  Alors, où vivre quand on est une femme ? Habitués des bonnes notes, les pays scandinaves figurent, sans surprise, en tête du classement des meilleurs cadres de vie pour les femmes. L’Islande vient ainsi en première position suivie de près par la Finlande, la Norvège et la Suède. Le bas du tableau est occupé par le Tchad, le Pakistan et le Yémen.

Les données indiquent qu’il existe une corrélation entre les pays les plus aptes à réduire les inégalités entre les sexes et la compétitivité économique. En effet, 6 des 10 premiers pays les mieux classés dans l’indice mondial de compétitivité figurent dans le haut du classement 2012. Le rapport indique que la réduction du fossé de l’emploi entre hommes et femmes a été un important facteur de croissance économique en Europe durant la dernière décennie et précise que des efforts encore plus importants dans ce domaine pourraient accélérer le développement.

Le Franc CFA, du « papier pur chiffon »

La France a de fait deux monnaies: avec l’Euro, les pouvoirs publics doivent respecter l’indépendance de la BCE. Avec le Franc CFA, elle est « souveraine ». Elle peut dévaluer (ou déprécier) quand ça l’arrange et ne pas réévaluer quand ses affaires (et rien que ses affaires) ne s’en trouveront pas plus arrangées.

 

Le Franc CFA, du "papier pur chiffon"
La France rêve de croissance et devrait aller chercher en Afrique la réalisation de ses rêves. Car là-bas, il y a de la croissance.

A moins que, cette fois, ses déficits, la récession, la contraction de son économie soient tels que la croissance dans les PAZF (pays de la zone franc) ne peut plus résorber toutes les fuites d’une économie qui perd tous ses « A ».
L’Afrique est un « pays » de ressources, de potentiels, mais la richesse aujourd’hui ce sont les nations développées et émergentes qui l’ont. Nous notre principal patrimoine immatériel c’est l’espoir. Nous avons du cacao, mais le meilleur chocolat est suisse. Nous avons du bois, mais sommes aussi mal logés que le cordonnier de l’adage était mal chaussé. Nous avons des minerais, des diamants, et de l’or, mais c’est ailleurs qu’ils sont exploités. Nous avons tout l’uranium qu’il faut, mais s’il-vous-plait messieurs, comment fabrique-t-on une bombe atomique (artisanale) sans faire exploser trois fois notre continent? Nous avons des intelligences, mais c’est ailleurs qu’elles sont sollicitées, valorisées, et exploitées.

Aujourd’hui donc, enfin, nous avons la croissance. Parce que, enfin, nous travaillons. Mais c’est pour la France que nous travaillons, partout dans la zone franc(ophone). Et nous alimentons le Trésor public français de notre sueur et de notre sang. Selon la Banque de France elle-même la France est membre de la zone franc.
La France a de fait deux monnaies: avec l’Euro, les pouvoirs publics doivent respecter l’indépendance de la BCE. Avec le Franc CFA, elle est « souveraine ». Elle peut dévaluer (ou déprécier) quand ça l’arrange et ne pas réévaluer quand ses affaires (et rien que ses affaires) ne s’en trouveront pas plus arrangées.

Le droit de tutelle de la France est révoltant
Le capital des banques centrales de la zone franc doit entièrement être transféré aux États africains, au pire. Au mieux, ces États pantoches doivent en sortir en courant. Toutes les décisions importantes du conseil d’administration sont prises à l’unanimité ce qui revient à donner à la France un droit de vie et de mort sur toute décision mettant en jeu ses intérêts d’actionnaire.
La France est juge et partie de cette monnaie, c’est la Banque de France qui a le privilège exclusif de conception et de production de cette monnaie, c’est donc abusivement si la BEAC, la BCEAO ou la Banque Centrale Comorienne sont considérées comme des instituts d’émission, ils ne font que distribuer du papier.
Mais c’est l’Afrique ça : savez-vous que nous avons une communauté économique en Afrique centrale ? Elle s’appelle CEMAC. Et elle fait mieux que l’Europe avec son Schengen, elle a un passeport commun (« unique »). Pas mal hein! Et le passeport CEMAC, version camerounaise, est fabriqué à…. Johannesburg? Non. Alger? Non. Ndjamena? Non!
C’est en Europe que se trouve le lieu du crime, dans la City, où un opérateur londonien confectionne nos passeports.
Nos chers passeports, tout verts, qui nous causent tant d’humiliations en Europe sont sans doute émis et délivrés par des autorités nationales, reste qu’ils sont fabriqués par ces mêmes Européens qui nous battent notre monnaie, fabriquent nos cartes d’identité (en l’occurence une société française appelée Sacel Cameroun)!
Le Franc CFA et ses mécanismes d’assujettissement (compte d’opération, réserves, etc.) a une filiation coloniale, néocoloniale, postcoloniale, et doit, par respect des peuples africains et par simple bon sens international, avoir cours légal en France: la preuve serait alors faite que c’est pas une monnaie pour rire, pour de faux, pour des cons. La France doit en assurer l’acceptabilité ou, dans tous les cas, la convertibilité sur toute l’étendue du territoire français.
Or il n’en est rien. Si vous quittez Nsimalen sans avoir changé vos Francs CFA, si vous n’avez que ces CFA sur vous, sachez que vous n’avez pas un sou. En Suisse, en Italie, partout, on vous regardera comme un malade mental si vous montrez ce qui dans les bureaux de change s’apparente à du chiffon de papier. Il faut arriver en France pour que les vrais propriétaires de cette monnaie la reconnaissent et vous la changent.

Malgré ses 89 ans, Mugabe brigue un nouveau mandat présidentiel

 

 

Malgré ses 89 ans, Mugabe brigue un nouveau mandat présidentiel 51e53ae135708b0086360956

 

Dans les dix premiers jours de campagne, le vieux lion a tenu quatre meetings en province. Mais l’homme qui était connu il y a encore cinq ans pour monter quatre à quatre les escaliers qui mènent à son bureau a renoncé aux bains de foule.

Il marche d’un pas lourd et salue désormais ses supporteurs depuis l’arrière d’un camion. Et sur les estrades, il appuie ses coudes sur le pupitre pour se soutenir.

Robert Gabriel Mugabe, né en 1924, six ans après Nelson Mandela, est un acteur majeur de l’histoire de l’Afrique au 20e siècle, combattant de la liberté, héros de l’indépendance puis dirigeant de son pays.

Son aura continue d’attirer les foules dans ses meetings, qu’il enflamme par d’interminables discours où il excelle à diaboliser ses adversaires, à fustiger les homosexuels et à dénigrer son principal rival, son premier ministre Morgan Tsvangirai.

Samedi, vêtu d’une aube blanche et d’un bâton biblique, il est apparu devant une foule pour clamer: « Nous avons fait l’erreur en 2008 de voter pour des personnes qui aiment les Blancs, de voter pour des personnes qui veulent ramener les Blancs et qui pensent qu’il n’y aura pas de développement sans les Blancs ».

En 2008, M. Tsvangirai était arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, avant de retirer sa candidature en raison des violences exercées contre ses partisans.

Aujourd’hui, le président Mugabe est donné favori par certains observateurs.

« Ca va être dur pour lui vu son âge, mais il bénéficie du fait que toute la machine d’Etat est à sa disposition », commente le politologue Dumisani Nkomo, qui note que les médias publics notamment sont entièrement à sa dévotion.

« Il semble maintenant que l’âge et la santé sont les seuls et les plus puissants opposants à M. Mugabe dans son désir de s’octroyer un nouveau mandat de cinq ans », notait mardi le quotidien des affaires sud-africain Business Day, estimant que le contrôle des médias et des forces de sécurité lui donne un net avantage.

Les rumeurs sur sa santé, lancées en 2011 par une fuite du site Wikileaks, qui affirmait que le chef de l’Etat souffrait d’un cancer de la prostate, ont repris de plus belle. Ses fréquents voyages à Singapour, officiellement pour soigner une cataracte, ont ensuite alimenté les spéculations, sans qu’aucune confirmation n’ait jamais pu être apportée.

« Selon de récents articles de presse, il y a des inquiétudes pour sa santé », note ainsi Rushweat Mukundu, chercheur à l’Institut Démocratique du Zimbabwe. « Son parti commence à admettre non seulement que le leader est fragile, mais qu’il n’est plus en état de supporter les contraintes d’une campagne électorale ».

Morgan Tsvangirai, 61 ans, n’a d’ailleurs pas hésité à jouer sur la corde sensible de l’âge: « Nous allons battre un record du monde en élisant un homme de 90 ans », a-t-il lancé lors d’un meeting, « le Zimbabwe va entrer dans le livre Guinness des records! »

Pour Syd Eckley, président de l’association gérontologique d’Afrique du Sud, le cas de Mugabe est tout simplement hors norme.

« La seule question qui me vient est: sommes nous certains qu’il a 89 ans? Parce qu’il est extraordinaire », dit ce médecin, soulignant que s’adresser à des foules immenses pour faire campagne « est une contrainte énorme » pour le corps d’un si vieil homme.

Ses partisans, en tous cas, ne semblent pas rebutés par la question de son âge. « Je continuerai à voter pour lui jusqu’à la fin », affirme Melody Shumba, 23 ans, mère de trois enfants de la province de Chiweshe (nord-est).

S’il l’emporte, Mugabe sera en théorie président jusqu’à l’âge de 94 ans.

« Il a démontré qu’il a l’intention d’occuper la place jusqu’à sa mort, c’est le problème », note Shadrack Gutto, universitaire du Centre d’études pour la renaissance africaine, qui ajoute sombrement: « S’il gagne, le Zimbabwe aura un président limité mentalement, et qui ira de plus en plus mal ».

 

LES CONCOURS AU BENIN: PEUT-ON TOUJOURS CROIRE A LA FIABILITE DES RESULTATS?

Afin compléter l’effectif de l’administration béninoise, chaque année, l’Etat organise des concours d’entrée dans la fonction publique et ceci dans différentes catégories. La police nationale, la gendarmerie, la douane, le trésor public, l’enseignement et la santé publique, voilà quelques uns des secteur où ces concours sont organisés. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de jeunes béninois en quête de travail y participent. A l’annonce de l’organisation des concours, un tour dans les recettes perceptions et vous êtes surpris par une file indienne de jeunes venus pour acquérir la quittance, pièce obligatoire pour participer à ces concours. C’est aussi une période où les mairies, les tribunaux, les bureaux de notaire et autres sont sollicités pour la légalisation des pièces requises. Tout le monde y va de tous les moyens.

Ce qui fait la particularité des concours au Bénin est l’effectif pléthorique de  jeunes qui y participent. En effet, même pour une place de dix personnes, on enregistre parfois plus de cinq mille candidatures. Est-ce l’effet de la montée du chômage ou le manque d’initiative privée chez ces jeunes? En tout cas, seules les autorités et les personnes averties sauraient répondre à ces interrogations.

L’autre particularité est le doute qui a toujours plané autour de la fiabilité des résultats proclamés. Au-delà des candidats et de leurs parents, c’est toute la population qui décrie de vive voix les irrégularités qui entachent les concours. Grognes matinales sur les chaines de radiodiffusion et de télévision, marches de protestation, plaintes dans les tribunaux, ils usent chaque fois de toute leur force pour dénoncer ce que d’aucun qualifie désormais de scandale. A voir l’allure des protestations et la part de la population qui y consacre leur temps, on pourrait se demander si autant de personnes peuvent mentir à la fois. L’autre chose qui inquiète le plus est la consistance des preuves de ce que les concours sont corrompus. A tout ceci, s’ajoute le silence des autorités qui n’ont jamais démenti ou du moins apporté des preuves contraires. En un mot, tout porte à croire que les concours sont corrompus au Bénin.

Des exemples de fraude dans les concours sont légion: fuite des épreuves, centres de composition fictifs, favoritisme, tout n’ayant jamais concouru réussissent les concours. Même étudiant en Europe ou ailleurs le moment des concours, on est déclaré admis à la douane béninoise. C’est déplorable, c’est pitoyable et c’est grave pour notre nation. Les derniers concours de la fonction publique en sont une preuve tangible parmi tant d’autres. Ce qui est plus malheureux dans cette histoire est que ce sont souvent des enfants issus de parents dépourvus qui sont les premières victimes. Ils payent les quittances malgré leur bas niveau de vie, ils se donnent à fond lors des compositions et enfin ils voient leurs places attribuées à des enfants et parents alliés des membres du gouvernement, des députés et d’autres barons de la fraude au Bénin. « …Moi je vais plus participer à ces concours et je préfère prendre mes cinq milles de quittance pour manger », répond avec nervosité un jeune frustré par l’un des résultats. Au Bénin, pour réussir les concours, vaut mieux « connaitre quelqu’un au lieu de connaitre quelque chose dans la tête ». Inutile d’être un génie ou un monstre du papier car ici les concours ne sont pas pour les génies mais plutôt pour les cancres et les fainéants à qui on pense léguer le pouvoir de la fraude. Du père au fils, voilà comment on transmet le gène de la fraude au Bénin. Aujourd’hui, au regard des faits, on peut affirmer sans ambages que les résultats des concours sont connus à l’avance. Les places sont d’ailleurs partagés entre les différents ministres qui doivent à leur tour les attribuer aux enfants des parents qui avaient milité politiquement à leur côté. Etre un militant du parti au pouvoir, voilà un astuce pour réussir les concours. A défaut de tout ça, être alors pourvus de billets de banque et vous pouvez vous achetez une place. Où se trouve alors les différentes marches contre la corruption? Quelle excellence voulons-nous encore dans ce pays? Quelle est l’administration émergente qu’on veut avoir avec toute cette mascarade? En tout cas, les détournements contiueront toujours dans l’administration publique car ceux-là chercheront par tous les moyens à récupérer en une semaine ce qu’ils ont dépensé pour acheter leur place. Et malheureusement encore l’impunité s’en suivra à n’en point douter car toute l’administration est corrompue.

 

LA QUESTION DE LA VENTE DE L’ESSENCE DIT « Kpayo » AU BENIN: POURQUOI LA CHASSE A CETTE PRATIQUE?

Le Bénin est l’un des pays du monde où le taux de pauvreté est galopant aussi bien dans les centres urbains que surtout dans les centres ruraux. Chaque année, des milliers de personnes meurent de faim, et de maladies pourtant curables, des milliers d’enfants sont déscolarisés et l’insécurité a gagné tout le pays. Mais le pays a une véritable chance: celle de se trouver à côté du géant de l’Est, le Nigeria. Malheureusement, tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête du Bénin n’ont jamais réussi à développer le moindre échange économique avec ce voisin pourtant redoutable et puissant de par ses ressources quelles qu’elles soient et aussi bien de part la taille de sa population. Face à cette situation, les béninois ont trouvé une solution qui leur ont toujours convenu depuis des années: il s’agit du commerce des produits pétroliers avec les voisins nigérians. Femmes, hommes, enfants et même les handicapés moteurs, tout le monde se nourrissait de ce commerce. Avec ce commerce, plusieurs milliers de parents ont réussi à scolariser leurs enfants, ils ont fait former des enfants à des métiers professionnels, ils ont construit des maisons et payent même leurs impôts de façon indirecte au même titre que ceux dits du « secteur formel ». La commercialisation des produits pétroliers a sauvé plusieurs ménages. Personne ne se plaignait dans le pays. Tenez, enseignants, députés, forces de sécurité, militaires, gendarmes, tout le monde se servait de ces produits pour alimenter en carburant leurs moyens de déplacement.

Malheureusement, depuis un certain moment, une lutte sans merci est menée à l’encontre de tous les acteurs de ce secteur. Dès lors, la question qu’on se pose est de savoir pourquoi cette lutte et surtout pourquoi est- elle menée seulement dans une région du pays?

Des brimades, des saisies, et même des arrestations, voilà ce que vivent ces derniers jours les vendeurs des produits pétroliers dit « kpayo » au Bénin. Des agents de sécurité et des militaires formés à cet effet ont pris d’assaut certaines villes du pays pour appliquer une décision gouvernementale  qu’ils avouent ne pas comprendre et qui étonne plus d’un. De façon particulière, la ville de Cotonou et presque tout l’Ouémé et le Plateau ont fait l’objet principal de l’opération. Des blessés, des morts, il y en a eu dans le rang de ces revendeurs. Ces bouteilles et bidons d’essence qui jonchaient jusque là les artères des voies de Cotonou et de Porto Novo ont disparu au bout de quelques jours. Des pannes d’essence, il y en a eu un peu partout car le généreux « kpayo » n’est plus au rendez-vous matinal avant le départ pour les services. Désormais, un autre sport était né au Bénin: « trainer une moto ou un véhicule sur des kilomètres » et croyez-moi, si cela était un sport olympique, le Bénin aurait déjà des milliers de champion et surtout les « zém ». Peut-être que le Ministre des sports a prévu dans son plan de saisir le Comité Olympique International pour que cela devienne un sport olympique, on ne le sait jamais. Le spectacle était surtout enrichi par certains de ces  forces de l’ordre qui devraient désormais aussi  trainer leurs motos sur des kilomètres avant de se rendre à une station SONACOP pour ceux habitant dans les zones où cette « SONACOP » survit encore. On dirait un défilé militaire du 1er Août, mais erreur, on n’était loin du 1er Août.. En une journée seulement, tout le monde s’est rendu compte de l’importance du « kpayo ».

Pourquoi le gouvernement veut mettre fin à la vente du « kpayo »?

LES RAISONS DU GOUVERNEMENT CONTRE  LE « KPAYO »

  • Menace de la faillite de la SONACOP

L’une des raisons que le gouvernement a avancé dans la lutte contre le « kpayo » est la probable menace de faillite de la SONACOP. Selon le Ministère du Commerce, cette menace

est liée au fait que la société est concurrencé par « l’informel » et donc par le « kpayo » et n’arrive plus à faire couler ses produits au grand public. Pour cela le gouvernement a même donné d’instruction à son homologue nigérian de ne plus permettre ce commerce avec son pays. Mais erreur, car une fois encore le Chef de l’Etat a été trahi par ses collaborateurs. En effet, le problème de la SONACOP était bien ailleurs. La société était victime d’un détournement de fonds sans fin. L’arrestation du DG Expédit HOUESSOU en est une preuve parmi tant d’autres. Sinon, comment une société pourra-t-elle survivre lorsque son directeur gagne même plus que le Président de la République? Comment la SONACOP pourrait-elle éviter la faillite lorsque dans l’administration publique béninoise, la gestion des tickets-valeur n’est pas transparente.  D’ailleurs, les témoignages des pompistes des stations-service de la SONACOP sur la nature des personnes qui leur présentent des tickets-valeur suffisent largement pour comprendre cela. En tout cas, la Société ne pourra pas éviter la menace de faillite lorsque chaque semaine, des fonctionnaires d’Etat y présentent ravitailler les véhicules administratifs pour vaquer à leurs propres préoccupations. Tenez, des véhicules d’état ont été surpris remplis de tomate, de maïs, d’oignons ou même de bœufs à titre commercial.  Donc le gouvernement a fait économie de vérité en prenant le « kpayo » comme le virus qui rend malade la SONACOP. Le vrai problème de la  société se trouve dans la mauvaise gestion financière dont elle a été toujours victime. D’ailleurs, le fait que ça soit l’ex-DG HOUESSOU qui dénonce le « kpayo » au gouvernement n’étonne personne car c’est « le voleur qui a crié au voleur ». Ce qu’on retient est que toutes les guerres contre le secteur « kpayo » ont toujours servi à un intérêt personnel. Même le mouvement CONAMIP qui a fait des victimes à Porto Novo le 18 Août 2004 servait simplement les intérêts de SEFOU FAGBOHOUN qui avait en charge la Sonacop.

 

  • Le « kpayo »: un danger public

Aux regards de tous les dégâts matériels et humains que le secteur de l’essence « frelaté » a laissé voir, tout le monde s’accorde aujourd’hui du danger que constitue le « kpayo ». Inutile de leur rappeler cela, les revendeurs le savent et sont conscients des risques auxquels ils s’exposent dans leur activité. Mais que peuvent-ils faire quand le mieux n’a jamais existé? « aller cultiver les terres », leur répondra-t-on. Mais labourer les terres avec quoi et cultiver quoi dans les zones considérées quand on sait que dans ce pays, les campagnes agricoles ne visent qu’une seule filière: le coton et donc ne s’intéressent qu’à une seule région du pays: le Nord? En tout cas, le problème n’est pas encore là. Le problème est que l’essence frelaté devrait être considéré comme « un danger public » dans toutes les villes du Bénin sans exception. Mais un tour dans certaines régions du pays suffit pour se mettre à l’évidence du contraire. Sinon, comment comprendre le fait que dans certaines villes comme Parakou, des bouteilles d’essence sont exposées partout et même en face des commissariats de police sans que personne n’inquiète ces revendeurs. De Tchaourou à Karimama par exemple, les gens continuent toujours l’essence venant du Nigéria sans inquiétude et sans peur. Pourquoi l’interdit alors à Cotonou et à Porto Novo? A-t-on appris une technique à ceux là pour que cet essence qui y vendu ne soit pas un danger? Si oui, que les mêmes techniques soit également enseignés aux autres revendeurs du Sud. Sinon, le peuple ne tardera pas à qualifier de régionaliste cette  pratique du gouvernement en place.

Donc, une fois encore, cette raison pour mettre fin au « kpayo » n’est pas valable et il faut alors chercher d’autres raisons qui tiendraient peut-être.

 

  • Reconversion des acteurs du secteur de « l’essence frelaté »

Le gouvernement a fait croire à la communauté internationale qu’il veut mettre fin au « kpayo » parce qu’il veut les reconvertir à d’autres activités comme l’agriculture. L’initiative en soit n’est pas mauvaise et elle mérite même d’être encouragé, soutenu et voire applaudi. S’il le fallait, cette initiative mérite également une « marche de soutien ».

Cependant, selon les mémoires de notre pays, c’est encore un folklore qui s’organise car cette initiative ne date pas d’aujourd’hui. Rappelez-vous de la reconversion des  « zém » de

Cotonou dont le régime précédent avait parlé. Où en sommes-nous aujourd’hui?

Acceptons que l’initiative est de bonne fois, concrète, très sérieuse et que l’agriculture soit la filière de reconversion retenue. Pour cultiver, il faut certainement des machines agricoles, des boutiques de pièces de rechange et des mécaniciens pour les réparer en cas de panne. Considérons les machines agricoles, seront-elles encore à polémique?  S’agira –t-il encore de vieux tracteurs? Si non, bravo et partons pour une « marche de soutien ». Alors, qui réparerait ces machines en cas de panne? Les mécaniciens certainement. Où sont-ils entrain d’être formé? Tenez, il y a de cela quatre ans, le Chef de l’Etat a demandé aux autorités de l’Université d’Abomey-Calavi d’ouvrir une filière de formation de mécanisation agricole. La réponse fut spontanée et ladite école est ouverte à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi. Encore une bonne initiative pour laquelle il faut encore marcher!  Malheureusement, ces jeunes formés dans cette école mettront encore peut-être trente ans avant de réparer une machine agricole, car pour la plupart en fin de formation, ils ne savent pas de quoi il s’agit et les mathématiques qu’on leur y enseigne tout le temps ne sont pas mieux placées pour résoudre les problèmes pratiques. La formation est purement théorique et même un mécanicien de rue ferait l’affaire plus tôt qu’un étudiant sorti de cette école. Ceci n’est pas du blasphème et les témoignages de ces étudiants le prouvent bien. En un mot, la mécanisation agricole doit surtout prendre en compte la formation pratique des aspirants mécanicien du domaine.

En définitive, l’idée de la reconversion des acteurs du « kpayo » dans l’agriculture n’aboutira pas et même si cela réussissait à être concrétisé, le projet ne tardera pas à sombrer. A n’en point douter, ce sera un « éléphant blanc » de plus.  C’est dire donc que cette raison avancée par le gouvernement en place ne tient  pas. D’une moins c’est l’une des agitations du gouvernement qui finissent souvent pas des scandales.

 

QU’EST DEVENUE L’IMPORTANTE QUANTITE SAISIE?

Que cela soit à Cotonou ou à Porto-Novo, d’importante d’essence ont été saisie de force chez les paisibles revendeurs. Souvent conduit dans les commissariats de police, personne ne sait qu’est réservé à cet essence pourtant « danger public ». Jamais un produit saisi dans ce pays n’a été aussi tenu secret. Même les quantités de drogue saisie ont été toujours brûlés et les images sont montrées au peuple. Pourquoi ne vont-on pas nous montrer également que les quantités d’essence saisie ont  été  détruit? Aujourd’hui, trois hypothèses restent valables pour la question: soit l’essence est actuellement stocké quelque part, soit il a été déversé dans la nature ou brûlé, ou bien soit ceux qui l’on saisit l’on utilisé pour faire tourner leurs moteurs ou bien finalement peut-être qu’il est livré à la SONACOP pour la sauver de la faillite. Analysons à présent chaque cas.

 

  • L’essence saisi déversé dans la nature ou brûlé

Si cette hypothèse s’avérait vraie, alors, que le Bénin cesse de disposer d’un Ministère de l’environnement puisqu’il n’en a pas besoin. En effet, la composition chimique de l’essence ne laisse aucune chance à l’environnement dans lequel cet essence est déversé. Les espèces biologiques vivant dans la zone sont menacées et les conséquences sont à court, moyen et long terme. Pour le moins qu’on puisse dire, c’est que cette hypothèse ne serait pas vraie vues les différents protocoles, accords et conventions que le Bénin a signé sur la protection de l’environnement.

 

  • L’essence saisi stocké quelque part

Les quantités d’essence saisi sont énormes et il est hors de question qu’elles soient brûlés ou enterrés comme les quantités de drogue saisie. Il est alors possible que cet essence est actuellement stocké quelque part dans ce même pays. Si cette supposition venait d’être confirmée, donc il est clair que le gouvernement connait des techniques pour stocker le « kpayo » et pour qu’il cesse d’être un danger public. Dès lors, on se demande pourquoi ne fallait-il pas apprendre cette technique aux gens  pour que le « kpayo » ne soit plus un danger. S’ils n’ont une technique de stockage, qu’ils sachent qu’ils courent le risque d’un incendie et surtout qu’ils ne nous parlent pas après d’incendie causé par un court-circuit.

«  Si le nœud peut être défait avec les doigts, pourquoi y mettre des nœuds? » disait un proverbe iranien. Sinon, ne sommes-nous pas en mesure de dire que les auteurs de ces saisis sont malhonnêtes et menteurs.

 

  • L’essence saisi utilisé pour faire tourner d’autres moteurs

A n’en point douter, l’essence confisqué chez les pauvres revendeurs ont bien servi à tourner d’autres moteurs. Jusqu’à preuve de contraire, le gouvernement s’est servi du « kpayo » pour faire la guerre au « kpayo ». Des témoins ont même rapporté qu’au lieu de partir avec des bouteilles, les forces de sécurité ont versé l’essence dans des réservoirs de moto ou des véhicules. « Où sont les bidons vides », demandait une dame à l’un des agents chargé de l’opération.

C’est déplorable, c’est malheureux et c’est honteux pour ce pays.

« On s’intéresse à ses membres comme parties de son corps, pourquoi pas aux hommes comme parties de l’humanité? », leur demande en tout cas le Dalaî Lama.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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